Imaginez ...

Les conditions d’hygiène se sont fortement améliorées. Et le nombre d’épidémies a chuté dans les mêmes proportions. A tel point que vous n’entendez aujourd'hui quasiment plus parler de certaines maladies. Alors... Pourquoi continuer à vacciner ? Ne pouvons-nous pas nous en passer ? Non. Tant qu’une maladie n’est pas éradiquée à 100%, la vaccination reste indispensable.

Japon : un arrêt fatal

En 1974, le Japon mit en oeuvre un programme particulièrement efficace de vaccination contre la coqueluche. Huit enfants sur dix reçurent le vaccin. Résultat ? A peine 393 cas de coqueluche furent recensés dans tout le Japon cette année-là. Et aucun enfant ne mourut de la maladie. Le programme fut stoppé. Avec des conséquences catastrophiques : une épidémie se déclencha deux ans plus tard. Et 13.000 enfants furent contaminés.

Angleterre : la même histoire

Similitude tragique en Angleterre où l'arrêt du programme de vaccination contre la coqueluche s'avéra, là aussi, une très mauvaise idée. La vaccination fut stoppée au début des années 70. Mais une vaste épidémie se déclara quelques années plus tard. 100.000 personnes furent infectées.

5000 morts évitables

La Russie fut le théâtre d’une énorme épidémie de diphtérie en 1994. Le pays paya un lourd tribut à la maladie : plus de 5.000 morts. Des victimes qui auraient pu être épargnées. Jusqu'en 1993, la Russie pratiquait, en effet, un programme de vaccination particulièrement efficace. Le gouvernement décida alors d’y mettre un terme parce que la maladie semblait éradiquée. Une regrettable erreur.

Une perspective effrayante

Si les programmes de vaccination étaient arrêtés aux Etats-Unis :

  • 10.000 enfants seraient paralysés par la polio.
  • 20.000 nouveaux nés présenteraient des malformations physiques et mentales provoquées par la rubéole.
  • 3.000 enfants périraient des suites de la rougéole.
  • 15.000 enfants seraient contaminés par l’Haemophilus influenzae b (Hib), connu pour provoquer la méningite.
  • Des milliers d’enfants mourraient de la coqueluche.
  • Des milliers d’enfants scolarisés mourraient de la diphtérie.

Le message ? Rester vigilant.

La vaccination reste indispensable tant qu'une bactérie n'est pas complètement éradiquée. Une épidémie peut toujours se déclarer, même si aucun cas de la maladie n’a été recensé pendant des années. La diphtérie et la coqueluche paraissent avoir disparu de nos contrées. Et pourtant… des épidémies de diphtérie ont encore frappé l’Europe de l’est. Sans programme de vaccination, ce serait tôt ou tard notre tour...

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