Invasion

L’ennemi s’est infiltré dans nos lignes !

Vous êtes contaminé ? Les virus et les bactéries se multiplient à toute allure et se fraient un chemin dans votre organisme. Ils n’épargnent rien ni personne durant leur attaque. Comment les bactéries s’y prennent-elles ? Suivons de près le plan d’attaque des pneumocoques. Lisez et… frémissez !

Etape 1 : l’avant-garde
Les pneumocoques s’immiscent souvent par le nez. Ils y attendent patiemment que notre respiration les conduise à l'arrière de notre nez. Cela peut parfois durer des semaines, voire même des mois... c'est ce que nous appelons être un « porteur sain ».

Etape 2 : premières escarmouches
Les pneumocoques ouvrent parfois les hostilités dès qu'ils sont passés à l'arrière de la fosse nasale. Notre nez comporte une membrane composée de cils vibratoires et de glaires qui tiennent les particules et les intrus à distance. Le pneumocoque attaque cette membrane grâce à une substance chimique destinée à détruire les cils vibratoires : une voie royale vers notre réseau sanguin leur est alors grande ouverte.

Etape 3 : se multiplier pour régner
Les pneumocoques attaquent avec une violence inouïe. Ils se répandent à toute allure dans nos vaisseaux sanguins. Leur nombre double en une demi-heure à peine. Leur cible finale ? Notamment les méninges ou les poumons…

Etape 4 : tout le monde sur le pont !
Notre organisme ne laisse naturellement pas les bactéries s’infiltrer aussi facilement : les globules blancs passent à la contre-attaque. Mais ils se lancent dans une lutte bien inégale. De nombreux pneumocoques tombent certes au champ d’honneur mais notre corps ne fait pas le poids face à la supériorité de l'adversaire.

Etape 5 : alerte rouge
La lutte entre globules blancs et bactéries fait rage. Et nous le remarquons par les signaux clairs que nous envoie notre organisme : fièvre, vertiges, vomissements, sensation d’être malade… parfois même une septicémie (empoisonnement du sang). Notre corps se transforme en un authentique champ de bataille. .

Etape 6 : guerre chimique
Les globules blancs diffusent une substance chimique pour attaquer les intrus de front. Résultat ? Les parois des vaisseaux sanguins deviennent collantes, les globules blancs y adhèrent et s’y détériorent.

Etape 7 : pris au piège
Les pneumocoques qui meurent se désagrègent en substances toxiques. Les protéines qui garantissent la fluidité de notre sang sont détruites dans l'aventure. Conséquence logique, les plaquettes sanguines commencent à s'agréger, adhèrent à leur tour aux globules blancs et obstruent ainsi le passage.

Etape 8 : pertes sévères
Le sang ne peut plus atteindre les tissus. Premières victimes, les tissus périphériques qui meurent par manque d’oxygène. Les principaux organes sont également affectés. Le rythme cardiaque chute. Le sang s'échappe des vaisseaux sanguins et forme un suintement sous-cutané. On parle alors de septicémie.

Etape 9 : l’ennemi l’emporte
Les pneumocoques les plus acharnés ont, entre-temps, atteint le cerveau et s’infiltrent dans le liquide céphalo-rachidien. Les méninges atteignent le point d'inflammation et la pression sur le cerveau s'intensifie nettement. De sérieux troubles neurologiques peuvent en résulter : surdité, paralysie et retards mentaux ou psychiques. Nous pouvons parfois même en mourir. .

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