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L’histoire vraie d’une pneumonie fulgurante

La pneumonie peut parfois s’exprimer de façon fulgurante. C’est ce qu’a vécu Bénédicte, 52 ans. Emportée en ambulance, elle est restée hospitalisée durant trois jours avant une longue convalescence d’un mois et demi à la maison.

 

Certaines personnes sont plus sensibles aux pneumonies que d’autres. C’est le cas de Bénédicte, 52 ans, originaire de Bruxelles. Asthmatique depuis son plus jeune âge, elle a toujours veillé à ne pas prendre froid. Mais à chaque fois que sa vigilance baisse, les virus ou bactéries s’insinuent dans sa gorge, puis dans ses bronches et descendent enfin vers ses poumons. Des pneumonies, elle en a contractées plusieurs ces dernières années. 

 

« Par deux fois, j’ai fait une pneumonie fulgurante, se rappelle-t-elle. La pire pneumonie dont j’ai souffert s’est déclarée il y a quelques mois. Et j’en garde des séquelles. »

 

Bénédicte travaillait alors pour une société énergétique de la capitale belge. C’était par une journée froide d’hiver, le mercure flirtant avec les -2°C.  Mais à l’intérieur du bâtiment, régnait la fournaise : la climatisation était en panne et le thermomètre affichait plus de 30°C dans les bureaux. L’écart de température entre extérieur et intérieur fut trop important pour les poumons de Bénédicte.

 

« J'ai eu une énorme bouffée de chaleur et j’ai très vite ressenti une sensation de brûlure dans les poumons. C’était totalement anormal. Ça ne correspondait pas du tout à une crise d’asthme. Je parlais difficilement. J’étais blanche comme un linge. Je me suis allongée à l’infirmerie.»

 

La situation s’est aggravée en très peu de temps. « J'ai perdu connaissance. D'après mes collègues, mes poumons hurlaient comme une vieille locomotive. Ils ont appelé les services d'urgence. Quand je me suis réveillée, j’étais dans l'ambulance, sous oxygène. » Bénédicte souffrait d’une pneumonie fulgurante. 

 

Elle est restée hospitalisée durant trois jours. A son retour à la maison, sa convalescence, longue d’un mois et demi, ne s’est pas faite sans difficultés. « Je devais rester constamment sous surveillance. Dès lors, des amis se sont relayés à mon chevet. Je suis restée strictement alitée durant trois semaines. Comme je suffoquais quand j’étais couchée, j’ai dû me contraindre à  dormir assise. La fièvre est longtemps restée présente. Une fois, le mercure a grimpé jusque 41°C. J’ai cru que j’allais mourir. »

 

Durant toute sa convalescence, Bénédicte n’était pas capable d’effectuer les petits gestes du quotidien.  « Je ne savais plus tenir ma maison, ni cuisiner. Mon fils venait tous les jours chez moi pour me préparer à manger. Mais m’alimenter était très compliqué car je manquais d’air. Même parler était difficile. J’étais très vite essoufflée. »

 

Quant aux douleurs thoraciques, elles ont perduré durant une très longue période. « Quand j'ai repris le travail, je les avais encore. Et les douleurs dorsales, elles ont entravé mon sommeil pendant plusieurs mois. » 

 

La vaccination contre la pneumonie, Bénédicte en avait entendu parler. Mais jamais elle n’avait pensé que ce traitement préventif la concernait. Pourtant, la vaccination peut aider à protéger les personnes de plus de 50 ans des ravages de la pneumonie.

 

October 2017 – 171156